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Pas de victoire française,la Russie scintille – DNA 2019

La Russe Anastasiia Ivanova a remporté la finale des moins de 12 ans, hier aux Euro Mini Champ’s.

Dna, Lundi le 26 Aout 2019

Pour la première fois depuis quinze ans, aucun français n’a triomphé dans une des quatre catégories des Euro Mini Champ’s, hier à Schiltigheim. La Russie s’impose chez les filles et les garçons en moins de 12 ans.

 

La quinzième édition des Euro Mini Champ’s a rendu, hier, son verdict non sans une pointe de déception dans le clan tricolore. Dans la chaleur du complexe Nelson Mandela de Schiltigheim, les deux Français en lice dans deux des quatre finales se sont inclinés.

Refermant ainsi le chapitre de « la tradition française », une ère qui avait toujours vu au moins un Français s’imposer dans un des tableaux du tournoi européen de référence pour les pongistes de moins de 12 ans.

Un Portugais créé la surprise

« C’est souvent les défaites qui font le plus avancer, relativise Damien Loiseau, le Conseiller technique national. Cette année, les Français étaient nombreux en huitièmes et c’est une satisfaction car ça montre qu’ils sont sur de très bons temps de passage. »

L’équipe de France avait placé beaucoup d’espoirs sur Flavien Coton qui n’avait pas perdu le moindre set sur tout le tableau final. C’est peut-être ce manque d’adversité qui lui aura fait défaut dans un match très serré contre le Portugais Thiago Abiodun qui a fait la différence dans le troisième set.

Mené 8-10, le Lusitanien s’impose 12 – 10 avant de plier l’affaire dans le quatrième pour valider une des premières victoires portugaises aux Euro Mini Champ’s. Antonio Rato, son entraîneur était aux anges : « Je n’ai pas les mots, nous sommes une toute petite nation de tennis de table, notre fédération ne compte même pas 3000 licenciés ».

Chez les moins de 11 ans filles, la Française Gaétane Bled a rendu les armes (3-1) contre la Japonaise Mao Takamori, « largement supérieure » selon Damien Loiseau qui tenait aussi à saluer la performance de la Française Léana Hochart qui avait poussé la Nippone au cinquième set en quarts.

Doublé russe enmoins de 12 ans

Enfin, la délégation russe a régné sans partage sur la catégorie des moins de 12 ans. Chez les filles, Anastasiia Ivanova a pris le meilleur sur la Japonaise Rin Mende (3-1).

La finale garçons a mis aux prises deux adversaires russes. Dans une finale en cinq sets, Aleksei Samokhin s’est offert le droit de soulever le trophée réservé au vainqueur.

« Ce n’est pas une surprise que les Russes soient à ce niveau, c’est une nation très solide. Depuis le début des Euro Mini Champ’s, c’est le pays qui a remporté le plus de médailles », analyse Damien Loiseau pendant que les organisateurs rangent les tables qui devront attendre l’année prochaine pour revoir la lumière du complexe Nelson Mandela.

L’organisation du tournoi a parfaitement pris ses marques pour sa première dans la salle schilikoise qui devrait de nouveau accueillir l’événement l’année prochaine. Avec peut-être le retour de « la tradition française » ?

Nicolas GRELLIER

2019.08.26 – DNA Pas de victoire française – la Russie scintille

Jörgen Persson, pour l’amour du jeu – DNA 2019

Dna, Dimanche le 25 Aout 2019 

Parrain de la 15e édition des Euro Mini Champ’s, Jörgen Persson est un amoureux de son sport. Depuis l’arrêt de sa carrière en 2012, le champion du monde suédois demeure un des trois seuls pongistes à avoir participé à sept olympiades.

Il n’a pas fallu longtemps pour évaluer la popularité du Suédois Jörgen Persson dans le petit monde du tennis de table. À peine arrivé au complexe Nelson-Mandela de Schiltigheim où se déroulent tout le week-end les Euro Mini Champ’s, l’ancien champion du monde est devenu la cible prioritaire des participants avides de selfies.

Mais il en faut plus pour troubler la décontraction du parrain de la 15e édition, à l’aise dans son short de sport, et qui ne serait pas contre l’idée d’aller user les tables schilikoises. « J’aurais aimé avoir 40 ans de moins », admet celui qui en a eu 53 en avril dernier.

Champion du monde en 1991

La passion est palpable lorsqu’il parle du sport dans lequel il excellait. « Tout doit venir d’ici, explique-t-il en se tapant le coeur. J’ai pris ma retraite mais je continue à jouer. Parfois c’est un peu frustrant car j’essaie encore d’améliorer mon jeu mais mon corps ne suit plus », rigole le pongiste qui flirte avec le mètre quatre-vingt dix sous la toise.

Les yeux du Scandinave pétillent lorsqu’il évoque ses jeunes années et ce stage d’entraînement où il avait eu la chance de côtoyer Stellan Bengtsson, un de ses idoles de toujours, le premier champion du monde suédois en 1971.

Vingt ans plus tard, en 1991, Jörgen Persson est à son tour sur le toit du monde : « C’est un des deux plus beaux moments de ma carrière avec ma victoire au championnat d’Europe cadets. J’avais 14 ans, à l’époque ça signifiait beaucoup pour moi ».

Federer, Messi et Magic Johnsson

Dans une carrière longue de plus de 25 ans, le Suédois a pourtant tutoyé les cimes du tennis de table. Il est à ce jour, un des trois seuls pongistes à avoir disputé sept éditions des Jeux Olympiques entre 1988 et 2012.

Le Suédois a atteint deux fois les demi-finales, en 2000 et en 2008 sans parvenir à décrocher une médaille. « Ça reste encore aujourd’hui le plus gros regret de ma carrière », assure Jörgen Persson qui a même songé à participer aux Jeux de Rio à 50 ans : « J’ai préféré ne pas le faire car je ne me sentais pas en mesure de pouvoir jouer la médaille ».

En sept participations aux JO, la légende a croisé du beau monde au village olympique, comme le basketteur américain Magic Johnson, pilier de la Dream Team en 1992 à Barcelone.

« En 2008, j’ai croisé Lionel Messi, raconte l’enfant du tennis de table. Il n’était pas aussi connu qu’aujourd’hui. Un de mes amis avait pris une photo avec lui, je regrette de ne pas avoir fait pareil. »

Aux Jeux de Sydney, en 2000, le pongiste parvient à accéder à l’espace réservé aux tennismen et côtoie Serena Williams et Roger Federer. « Cette année-là, on avait les mêmes accréditations que les tennismen, précise Jörgen Persson. On avait caché le mot « table » sur notre carton et le personnel nous avait acceptés chez les tennismen. »

Âme d’enfant

Désormais en charge de l’équipe nationale suédoise, l’ancien champion pourrait être présent à Tokyo en 2020 si son contrat est reconduit.

Depuis la fin de sa carrière, il occupe également des fonctions à la fédération internationale de tennis de table et a même pris le temps de sortir un livre (uniquement disponible en suédois) qui revient sur sa carrière de joueur.

L’ancien champion du monde est d’ailleurs tout content de montrer une photo de la vitrine de la librairie de Halmstad, sa ville natale, où son livre figure en bonne place. « Regardez il a complètement éclipsé celui de Zlatan », s’amuse Jörgen Persson qui a définitivement gardé son âme d’enfant.

Nicolas GRELLIER La journée de samedi en bref Fortunes diverses pour les Français, qui seront six en quart de finale chez les moins de 11 ans garçon. En moins de 12 ans ça passe pour Flavio Mourier mais ça casse pour Nathan Lam qui a perdu contre l’Américain Tran. Qualification pour les quarts de Gaëtane Bled en moins de 11 ans filles. Dans la catégorie supérieure, la finaliste de l’an dernier, Élise Pujol, s’arrête en huitièmes. Sur les quatre pongistes japonais en lice, trois seront en quarts, aujourd’hui dès 9h. Les finales se dérouleront à partir de 15h45.

2019.08.25 – Jorgen Persson pour l’amour du jeu

 

Le Japon à l’assaut des Euro Mini Champ’s – DNA 2019

Dna, Samedi le 24 Aout 2019 

Pour la deuxième année consécutive, une délégation représentera le Japon aux Euro Mini Champ’s, ce week-end à Schiltigheim. Une invitation qui symbolise un rapprochement avec le tennis de table français.

Sur le parking du nouveau complexe Nelson Mandela de Schiltigheim, les plaques d’immatriculation étrangères fleurissent. À l’intérieur, les quelque 300 joueurs qui grouillent dans les allées du tournoi arborent fièrement les couleurs de leurs pays. Quatre d’entre eux ont fait un peu plus de chemin que les autres pour atteindre cette fourmilière.

Trois semaines au Japon pour les jeunes Français

Pour la deuxième année consécutive, l’organisation des Euro Mini Champ’s a décidé de convier une sélection de joueurs japonais. Parmi eux, Tomoya Kimura est de retour en terre promise après son sacre chez les moins de onze ans lors de la précédente édition.

Mao Takamori (- 11 ans, filles), Rin Mende (- 12 ans, filles) et Shunto Iwaida (-11 ans, garçons) effectuent quant à eux leurs premiers pas sur le sol européen. Les quatre Nippons ont passé cette première journée sans encombre et seront des candidats sérieux au titre.

« On a de très bonnes relations avec les Français, explique Habu Ayako une des deux coaches à avoir fait le déplacement en France. On est arrivé une semaine avant le tournoi et on a participé à un stage d’entraînement avec les Français. »

L’encadrement de l’équipe de France cherche, en effet, à bâtir un partenariat avec le Japon actuellement considéré comme la deuxième meilleure nation mondiale derrière les inamovibles chinois. Depuis deux ans, les jeunes Français s’envolent trois semaines pour le Japon en début d’année quand leurs camarades nippons font le chemin inverse.

« C’est un pays de 120 millions d’habitants où des moyens importants sont mis sur le tennis de table, remet Damien Loiseau, en charge de l’équipe de France des moins de douze ans. Nous préférons aller au Japon plutôt qu’en Chine car nous avons une approche de la formation plus similaire à cette nation. Nous cherchons par exemple davantage à développer la créativité des joueurs. »

De l’autre côté du globe, les jeunes français découvrent un tennis de table différent. « Les Asiatiques ont en général de plus petits gabarits que les Européens, souligne Habu Ayako. Ces caractéristiques font que qu’ils ont un jeu beaucoup plus rapide et ont tendance à jouer plus près de la table. »

Mais, pour Damien Loiseau, ce rapprochement avec le Pays du soleil levant permet d’exposer une autre réalité aux jeunes tricolores : « Le très haut niveau se trouve en Asie ». Avec quatre Japonais prêts à en découdre, il sera également au complexe Nelson Mandela tout au long du week-end.

Nicolas GRELLIER

2019.08.24 – DNA Le Japon

Plus de 300 jeunes prêts à faire parler la poudre – DNA 2019

Dna, Vendredi le 23 Aout 2019 

Les meilleurs pongistes européens de moins de 12 ans seront à partir d’aujourd’hui, et jusqu’à dimanche, au complexe Nelson Mandela de Schiltigheim à l’occasion de la 15e édition des Euro Mini Champ’s. 

Les 34 drapeaux symbolisant les délégations en lice sont presque tous en place dans la grande salle de handball du nouveau complexe Nelson Mandela à Schiltigheim. L’espace accueille à partir d’aujourd’hui, et jusqu’à dimanche, la 15e édition des Euro Mini Champ’s, la compétition européenne de référence pour les pongistes de moins de 12 ans.

Cette année, les meilleurs manieurs de raquette du Vieux continent pourront croiser sur leur route des Américains et des Japonais, les deux nations invitées. En tout, 356 jeunes seront en compétition dans les quatre catégories : moins de 11 ans et moins de 12 ans filles et garçons.

La compétition commencera par des phases de qualification où les joueurs seront affectés à des poules de trois ou quatre. À chaque fois, le dernier de la poule est reversé en consolante et les autres filent au tour suivant. Les matches à élimination directe débuteront à partir de samedi avec les seizièmes.

La plupart des équipes étaient déjà au complexe Nelson Mandela hier pour tester les tables et s’adapter à la surface qui peut être plus ou moins dure selon les marques.

« Les Japonais ont d’excellents pongistes »

Cette année, le club a renouvelé 24 des 52 tables dévolues aux Euro Mini Champ’s. « On actualise notre stock tous les quatre ans, explique Thierry Wick, qui suit de près l’organisation du tournoi. Ces tables ne servent que pour les Euro Mini Champ’s. »

Côté compétition, tout le monde espère que les Français vont faire perdurer « la tradition » (voir par ailleurs) qui veut qu’un Français s’impose dans au moins une des catégories.

Les Hexagonaux auront fort à faire selon Damien Loiseau, le conseiller technique national en charge de l’équipe de France : « Les Japonais sont venus avec d’excellents pongistes et sont favoris chez les moins de 12 ans garçons ainsi que chez les moins de 11 ans et les moins de 12 ans filles. »

Chez les moins de 12 ans garçons, il faudra observer l’Américain Tran. Enfin, Bianca Mei-Rosu, la Roumaine qui s’était imposé l’an dernier chez les moins de 11 ans sera bien entendu une candidate très sérieuse chez les moins de 12 ans filles.

Pour les renverser, les Bleus pourront compter, eux-aussi sur des jeunes bourrés de talent, avec en tête Élise Pujol, finaliste chez les moins de 11 ans l’an dernier.

Une surprise n’est pas non à exclure selon Damien Loiseau. « C’est déjà arrivé à trois reprises que des Français non-sélectionnés en équipe de France gagnent la compétition ». Réponse dimanche.

Nicolas GRELLIER


 

Pour faire perdurer « la tradition française »


En 14 éditions des Euro Mini Champ’s, les Français ont toujours réussi à s’imposer dans au moins une des catégories. Damien Loiseau, le conseiller technique national, présente les tricolores les plus à même de faire perdurer « la tradition française » cette année.

GAËTANE BLED, TT WG Breteuil (- 11 ans)

« Gaëtane a la particularité d’être double championne de France benjamines (- 11 ans). Elle a gagné l’an dernier avec un an de moins et a conservé son titre cette année. Elle est droitière et dispose d’un jeu très atypique dans la mesure où elle a tendance à inverser les effets que ses adversaires mettent dans la balle. On espère qu’elle puisse embêter certaines joueuses étrangères qui mettront du temps à s’adapter à son jeu. »

ÉLISE PUJOL, TT Neuves-Maisons (-12 ans)

« Élise fait partie des favorites puisqu’elle a été finaliste l’année dernière, puis médaillée aux championnats de France minimes (- 12 ans) cette année. C’est une droitière qui prend beaucoup l’initiative du jeu. Elle est capable de jouer près de la table et à mi-distance ce qui est assez rare chez les filles. »

FLAVIEN COTON, Bruille CTT (- 11 ans)

« Un des gros espoirs français. L’an dernier, il a disputé le tournoi avec un an d’avance et a atteint les quarts de finale. Il est très malin dans le jeu et a été sacré champion de France benjamin cette année. »

FLAVIO MOURIER, Gresivaudan TT (- 12 ans)

« Flavio a été finaliste l’an dernier. C’était un peu une surprise. Depuis, il a beaucoup progressé en physique et en qualité de balle. C’est un joueur qui joue beaucoup à mi-distance, qui est très costaud et qui a une balle très lourde. L’an dernier, il était un peu lent mais il a vraiment gagné en vitesse. »

NATHAN LAM, Lille Métropole TT (- 12 ans)

« L’année dernière, Nathan avait perdu en demi contre Flavio (Mourier). Je pense qu’il a envie de prendre sa revanche cette fois. C’est un joueur qui joue près de la table, qui utilise bien la balle adverse. Je pense qu’il a progressé mentalement, c’est ce qui fera la différence dans les matches les plus difficiles. »

Recueilli par N. G.

2019.08.23 – DNA Plus de 300 jeunes prêts à faire parler la poudre

Damien Loiseau : « Les meilleurs ont tous commencé très tôt » – DNA 2019

DNA, Jeudi le 22 Aout 2019

À la veille des Euro Mini Champ’s au complexe Nelson-Mandela de Schiltigheim, Damien Loiseau, le sélectionneur de l’équipe de France des moins de 12 ans, revient sur la formation des jeunes pongistes.

En charge de la détection à la Fédération française de tennis de table, Damien Loiseau est également à l’origine de la création des Euro Mini Champ’s. Depuis une semaine, l’Alsacien encadre le stage de l’équipe de France des moins de 12 ans qui aura la lourde tâche de perpétuer une tradition qui voit chaque année un Français s’imposer dans l’une des quatre catégories.

« Aujourd’hui, il faut dix ans pour préparer un jeune au haut niveau »

Après onze années comme conseiller technique national, il a acquis une expérience incomparable en matière de formation et sera, à partir du 1er septembre, en charge de l’équipe de France cadets (moins de 15 ans).

Pourquoi avoir décidé de lancer une compétition pour des pongistes aussi jeunes ?

Il y a un peu plus de quinze ans, un nouveau directeur technique national a souhaité relancer la détection afin de concurrencer l’Asie.

On a commencé à modifier notre programme de formation et nous avions besoin de savoir où nous étions au niveau européen.

Comment la compétition a-t-elle évolué au fil des années ?

C’est une compétition qui a pris ses lettres de noblesse. Le premier vainqueur français, Simon Gauzy en 2005, est aujourd’hui numéro 20 mondial. La compétition est devenue, au moins en Europe, un évènement incontournable dans un projet de haut niveau.

Aujourd’hui, si on ne fait pas un huitième ou un quart de finale aux Euro Mini Champ’s, c’est très dur d’intégrer le haut niveau ensuite.

Donc un enfant qui commence le tennis de table après ses douze ans ne pourra jamais atteindre cette excellence ?

On peut toujours avoir des contre-exemples, mais de nos jours le savoir-faire d’un joueur de douze ans est tel, que ça me paraît très difficile. Tous les joueurs qui dominent actuellement le tennis de table ont commencé à jouer très tôt.

La Chine domine outrageusement la discipline, à quoi ressemble la formation de leurs jeunes pongistes ?

Les Chinois commencent le tennis de table à partir de quatre ans et s’entraînent très rapidement deux heures par jour. La technique est au centre de leur préparation et ils excellent dans ce domaine.

C’est un modèle que vous cherchez à suivre ?

On ne veut surtout pas les copier car nous savons que nous serons toujours derrière eux. En étant très exigeants sur la technique, on risque de décourager certains enfants donc nous avons décidé d’axer notre formation autour du jeu et de l’habileté, puis d’y greffer petit à petit la technique.

« Un axe assez novateur »

On essaie d’aborder le tennis de table un peu différemment pour aller embêter les Chinois sur des points qu’ils maîtrisent un petit peu moins. C’est difficile car c’est un axe assez novateur, mais on est convaincu que c’est comme ça que nous pourrons peut-être réussir à décrocher un titre à un moment ou à un autre.

Quelle place donne actuellement la Fédération française à la formation ?

Aujourd’hui, il faut dix ans pour préparer un jeune pongiste au haut niveau. Les Jeux olympiques de Paris arrivant à grands pas, les moyens de la Fédération sont mis davantage sur les seniors que sur les jeunes. C’est aux entraîneurs de trouver des solutions financières pour continuer à avoir des moyens de travailler.

Par exemple, nous demandons un peu d’argent aux nations étrangères pour participer aux Euro Mini Champ’s. Ça nous permet ensuite de réinvestir cet argent pour aller faire des stages en Asie.

Propos recueillis par Nicolas GRELLIER